Dans un marché international de plus en plus exigeant, la qualité et la traçabilité des produits agricoles sont devenues des leviers stratégiques pour les exportateurs d’ail frais. Selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), près de 70 % des acheteurs européens privilégient les fournisseurs certifiés par des standards internationaux comme Global GAP. Cela signifie que se conformer à ces exigences n’est plus une option — c’est une nécessité pour maintenir votre position sur le marché.
La première étape réside dans la culture durable. Les agriculteurs doivent appliquer un contrôle strict des pesticides et engrais, avec des seuils maximums fixés à 0,1 mg/kg pour les résidus chimiques — conformément aux recommandations de l’Agence européenne de sécurité alimentaire (EFSA). Cette phase est essentielle pour garantir que chaque gousse soit propre dès sa récolte.
Ensuite vient le traitement post-récolte : nettoyage manuel ou mécanique suivi d’un séchage naturel sous abri ventilé pendant 48 à 72 heures. Des études menées par l’Université de Wageningen montrent que cette méthode réduit de 60 % le risque de moisissures comparé aux méthodes traditionnelles de séchage rapide.
Pour les marchés proches (Europe du Nord), les cartons individuels de 5 kg avec film PE anti-moisissure suffisent. Pour les destinations lointaines (Asie, Amérique du Sud), une solution mixte — cartons à mailles + chambre de climatisation — permet de maintenir une température stable entre 4°C et 8°C, avec un taux d’humidité relative de 65–75 %. Ce système, testé par la société LogiFresh, a permis de réduire les pertes liées à la dégradation de 22 % sur des voyages de plus de 20 jours.
Les certifications HACCP et ISO 22000 ne sont pas seulement des documents administratifs — elles constituent un gage de confiance pour vos clients. Un rapport de l’Institut français de la qualité (IFQ) indique que les fournisseurs certifiés obtiennent une satisfaction client moyenne de 92 % contre 76 % pour ceux non certifiés. De plus, les inspections tierces effectuées par des organismes comme SGS ou Bureau Veritas renforcent la transparence et la traçabilité.
Enfin, la gestion de la chaîne logistique doit être proactive. Utiliser des capteurs IoT pour suivre la température et l’humidité en continu pendant le transport permet non seulement d’éviter les écarts mais aussi de générer des données exploitables pour améliorer les processus futurs.